L’évolution de l’homme grâce au chien ?

Sans le chien, l’homme aurait-il évolué de la même façon ?

Il est légitime de se poser cette question tant le rôle du chien fut prépondérant dans la vie de l’humain.

Un article paru sur le site de la Royal Society Publishing nous explique la migration de l’homme du nord européen, accompagné de chiens, vers le nord-américain, à travers le détroit de Béring.

Vous trouverez cet article ici.

Les données phénotypiques (l’ensemble des caractères apparents d’un individu) et génétiques présentées dans cette étude suggèrent qu’une nouvelle population de chiens morphologiquement divergente et génétiquement plus diversifiée que les chiens Paléo-Inuit, auraient accompagné des migrants Inuits  à travers le Nord Arctique américain. La migration des Inuits représente un épisode important  de l’histoire des chiens dans l’Arctique nord-américain, et la propagation de la culture inuit se reflète dans l’expansion de ces chiens génétiquement distincts. Malgré le fait que le traîneau (tiré par des chiens et non des rennes) soit largement associé à l’Arctique nord-américain aujourd’hui, ce mode de déplacement était probablement moins courant avant la période inuite. L’usage toujours actuel de ces chiens inuits est probablement le reflet du rôle hautement spécialisé que les chiens ont joué à la fois dans les pratiques de transport et de subsistance quotidienne dans la société inuite. L’héritage de ces chiens inuits survit aujourd’hui dans l’usage du traîneau arctique, ce qui fait des chiens de traîneau les derniers descendants d’une lignée de chiens pré-européens dans les Amériques.

Cet article met en lumière le rôle fondamental du chien dans l’évolution de l’homme. Rappelons que si l’on situe la domestication du chien entre 100 000 ans et 30 000 ans BP (before present), celle du cheval date seulement de 7 000 – 8 000 ans. Le compagnon de (presque) toujours est le chien.

Le loup devenu chien a sans aucun doute donné sa fourrure à l’homme, peut-être sa viande, mais a surtout offert ses services de chasseur, de gardien de maison ou territoires, de berger (de rennes) et bien sûr de transport d’hommes et de marchandises par traîneau , bien avant l’utilisation du renne à cet effet. Il y a peu de doutes sur le fait que les grands froids ont pu rapprocher le loup et l’homme. Pour toutes ces raisons, de nombreux chercheurs pensent que l’amitié homo-canine serait née dans les grands froids sibériens.