Anxiété de séparation

Si votre chien souffre de ce syndrome, vous avez pu le repérer aisément. Aboiements de détresse, destruction, léchage et mordillage d’une partie du corps, automutilation, grattage des murs ou de la porte… Parfois, le chien montre des formes d’inhibition : le chien reste sur place, sans bouger, ni manger ni boire (anorexie et adipsie).

La mauvaise nouvelle, c’est que ce problème ne se règle jamais seul. Le chien atteint de ce trouble ne s’habitue jamais à l’absence de son maître.

Les signes évocateurs de départ (prise du manteau, chaussures etc.) mettent d’abord le chien en joie puis en stress, après constat que le maître part seul. Le retour est une effusion de joie, ainsi traduite par le propriétaire, mais qui est le plus souvent une succession de comportements non régulés.

A qui la faute ?

Dans tous les cas, l’attitude du maître a, sinon provoqué, tout au moins renforcé ces comportements. L’hyper attachement du chien est flatteur pour le maître (z’avez vu comme Kiki m’aime ?) mais destructeur pour le chien.

Rituels de départ et rituels de retour amènent invariablement à un hyper-attachement. Trop attaché, le chien a du mal à vivre de manière autonome. La solitude l’installe alors dans un stress, qu’il cherche à combattre en portant à sa gueule des objets régulièrement utilisés par son maître. Le plus souvent, ce dernier pense que son chien se venge. Anthropomorphisme, évidemment.

Le lien de dépendance est créé par le maître. Il n’est pas souhaitable de materner son chien. Ce dernier ne comprend pas ce sentiment et le perçoit comme une marque d’instabilité. Les marques d’affection exagérées font glisser le chien dans un état de stress et l’empêchent de se développer en être autonome.

Mais que faire quand le mal a été fait ?

Primo, casser les rituels mis en place. Cesser de vouloir conditionner le chien à tout prix. Le maître doit sortir et rentrer sans s’occuper de son chien. Il peut aussi s’habiller et rester chez lui finalement (avec le manteau). L’idée étant de casser les repères déclencheurs de stress.

Secundo, la relation doit évoluer vers un rapport référent/chien et non plus « pépère à son papa ». Le maître doit instaurer des plages où il se désintéresse de son chien. Pas de panique, il vous aimera toujours même si vous passez une heure sans lui jeter un seul coup d’œil.

Dans les cas extrêmes de destruction, on envisagera l’usage d’une cage de transport assez vaste. Il faudra bien sûr habituer le chien à s’y rendre, en douceur et par épisode. La cage doit devenir son abri et non sa prison. Quoi qu’il en soit, la cage ne peut remplacer une thérapie comportementale et un changement d’habitudes du propriétaire.

J’arrête là mon article, j’entends mon chien détruire la porte d’entrée…

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